mardi 27 janvier 2015

The inbetweeners




Vous connaissez le jeu Taboo ? Je vous donne une série (that’s a pun :D) de mots pour vous faire devinez une catégorie. Let’s play! Si je vous dis Life on Mars, Skins, Sherlock, Misfits, How not to live your life, Black Mirror, Utopia, Spaced, vous me répondez… séries anglaises. Bravo à ceux qui ont trouvé. Oubliez “Game of thrones“, les meilleures séries viennent d’Angleterre. Plus incisives, plus libres, en phase avec leur temps, les productions de la BBC ou de Channel 4 sont des pépites de mauvais gout, d’intelligence d’écriture, et d’accent à couper au couteau !!! Elles sont culottées, élégantes, drôles, parfois criminelles... mais toujours inspirées.

Une preuve irrévocable de l’ingéniosité anglaise est le nombre hallucinant de remakes faits par les américains. De façon non exhaustive on peut citer Shameless, The Office, Skins, The IT Crowd, Life on Mars ou encore Luther dont la version américaine devrait sortir cette année. Si certaines adaptations américaines ont été des succès comme Shameless ou The Office (toutes les deux considérées comme meilleures que l’original), la plus part se sont violemment ramassées comme Skins, Life on Mars ou encore The inbetweeners. Le remake de The IT Crowd s’est même arrêté après le pilote. Une nouvelle adaptation américaine de la série devrait cependant voir le jour prochainement étant donné qu’un pilote a été commandé à Bill Lawrence, réalisateur émérite des très bonnes séries Scrubs et Cougar Town. 

Revenons à notre sujet. The inbetweeners fait partie de cette catégorie de séries anglaises grivoises, politiquement incorrectes, mais considérablement dans l’air du temps. La série britannique Skins montrait une jeunesse « trend », « hype », drogué et excessive, The inbetweeners pointe sa caméra vers une jeunesse tout aussi irréelle, mais plus inadaptée socialement et se fourrant dans des galères sans nom. The inbetweeners peut difficilement être traduit en français mais dans le contexte de la série, un lycée, on comprend que cela fait référence à une « classe moyenne » (new pun) qui n’est pas assez rebelle ou inspirée pour faire partie des marginaux et qui n’a pas les aptitudes pour intégrer la cour des gens hautement populaires. Ils sont cette majorité qui lutte pour exister socialement.

J'aime dans cette série le côté « trash » que l’on est en droit d'attendre d'une série anglaise ce qui ajoute à la véracité du récit. Mais j'adore surtout ce comique de texte et de situation dont les anglais sont experts. L'humour est grinçant, cru et noir comme les anglais savent le faire et ça s’insulte sans vergogne n’épargnant ni les mères nymphomanes, ni les pères homosexuels, ni les sœurs « fit » (bonne). Les vulgarités fusent dans tous les sens dans un style typiquement anglais qui ne rend pas excessif, ni exagéré, le flux continue d’injures (#twat).  

La palette des personnages est également très bonne. On y trouve un demeuré, un mythomane obsédé, un « stoker in love » et un intello. Ces quatre acolytes que tout oppose vivent une relation d’amitié où règne la codépendance. Une relation qui va les amener à se retrouver, ensemble, dans des situations totalement improbables mais purement délirantes.

A ne pas manquer si vous en avez marre des productions américaines fades et prudes.

#youdadisabumder  #briefcasewanker


4/5

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